Bonjour à toutes et à tous, mes chers explorateurs du monde microscopique et des mystères biologiques ! Aujourd’hui, je suis ravie de partager avec vous un sujet qui me tient particulièrement à cœur et qui est, disons-le, la clé de voûte de notre quotidien : la sécurité en laboratoire.
Vous savez, quand j’ai commencé ma carrière d’analyste, je voyais les protocoles de sécurité comme une montagne de directives parfois un peu lourdes. Mais très vite, l’expérience m’a montré que chaque geste, chaque précaution, est un bouclier indispensable.
Avec l’évolution constante de la science et l’émergence de nouvelles techniques et de pathogènes inédits (qui l’eut cru il y a quelques années encore ?), rester à jour n’est plus une option, c’est une nécessité absolue pour notre intégrité physique et mentale.
Je me souviens d’une fois où une petite inattention aurait pu coûter cher… Croyez-moi, cette alerte m’a définitivement prouvé l’importance vitale de ces règles.
Il ne s’agit pas juste de cocher des cases, mais d’adopter une véritable culture de la vigilance. Alors, comment naviguer dans cet environnement complexe en toute confiance ?
Et comment anticiper les risques de demain ? Accrochez-vous, car on va découvrir ça en détail juste après !
Anticiper l’inattendu : la clé d’une vigilance proactive

Comprendre les risques, une seconde nature
Ah, la sécurité en laboratoire ! Quand j’étais jeune analyste, je me souviens que la première chose qu’on nous martelait, c’était la liste des “à ne pas faire”.
Mais avec le temps, j’ai compris que ce n’est pas qu’une question de règles à suivre bêtement. C’est surtout une culture à adopter, une manière de penser qui anticipe les problèmes avant qu’ils n’arrivent.
Pour moi, cela signifie d’abord une connaissance approfondie des substances et des équipements avec lesquels je travaille. Chaque nouvelle manip, c’est un peu comme une enquête : je lis la fiche de données de sécurité (FDS), je visualise les étapes, et surtout, je me pose la question fatidique : “Et si ça se passe mal ?”.
C’est cette curiosité, cette sorte de paranoïa constructive, qui m’a souvent tirée d’affaire. Je pense par exemple à cette fois où j’ai évité un déversement en réalisant à la dernière minute que le récipient n’était pas adapté à la densité du liquide.
Une petite erreur qui aurait pu avoir de grandes conséquences. On ne naît pas expert, on le devient en cultivant cette conscience du risque au quotidien.
C’est un muscle qui se développe avec chaque expérience, bonne ou mauvaise, et qui nous rend plus résilient face aux aléas du travail en labo.
La préparation avant tout : planifier chaque étape
La préparation, c’est un peu mon rituel sacré avant chaque expérience. Pour moi, ce n’est pas une perte de temps, mais un investissement qui me fait gagner en efficacité et, surtout, en sécurité.
Je commence toujours par vérifier que j’ai tout le matériel nécessaire, en parfait état. Un verre ébréché, une pipette défectueuse… ce sont des détails qui peuvent faire toute la différence.
Puis, je réorganise mon espace de travail : tout doit être à portée de main, mais sans encombrement. L’ordre, c’est la première ligne de défense contre les accidents bêtes.
Et bien sûr, je revois le protocole, pas juste pour la manip elle-même, mais pour les étapes d’urgence. Où est l’extincteur le plus proche ? Comment activer la douche de sécurité ?
Ces questions, je me les pose avant même de commencer. Une fois, j’ai vu un collègue paniquer lors d’un petit incident parce qu’il n’avait pas réfléchi à ces détails.
Ça m’a marqué. Depuis, je suis intraitable sur ce point : la planification, c’est la moitié de la bataille gagnée pour une journée sereine et sans accroc.
C’est l’assurance d’une tranquillité d’esprit, tant pour nous que pour ceux qui travaillent à nos côtés.
Le kit de survie du labo : votre équipement de protection individuelle (EPI)
Vos meilleurs alliés : gants, lunettes et blouse
Je ne sais pas vous, mais pour moi, enfiler ma blouse, mes gants et mes lunettes, c’est un peu comme revêtir une armure avant de partir au combat, sauf que là, le combat, c’est contre les risques invisibles !
C’est dingue de penser que de simples accessoires peuvent faire une telle différence. J’ai vu trop de situations où une petite projection, un éclaboussement inattendu, a été arrêté net par une paire de lunettes de sécurité ou une bonne vieille blouse en coton épais.
Mes gants ? Ils sont ma seconde peau, et je les choisis toujours avec une attention particulière en fonction du produit manipulé. Nitrile, latex, viton…
chaque matière a son rôle à jouer. J’ai appris à mes dépens, très tôt dans ma carrière, qu’un gant inadapté, c’est comme ne rien porter du tout. Un jour, en manipulant un solvant, j’ai senti une légère brûlure à travers un gant qui n’était pas résistant.
Depuis, je suis devenue une véritable experte en la matière, toujours à vérifier les tableaux de compatibilité chimique. Ces EPI ne sont pas des options, ce sont des extensions de notre vigilance, des gardiens silencieux de notre intégrité physique.
Ne les sous-estimez jamais, ils sont là pour vous protéger.
| Équipement de Protection Individuelle (EPI) | Utilisation principale | Points clés pour le choix et l’entretien |
|---|---|---|
| Blouse de laboratoire | Protection des vêtements et de la peau contre les éclaboussures et les agents contaminants. | Matière résistante (coton épais recommandé), manches longues, boutonnage facile à ouvrir. Lavage régulier, inspection des déchirures. |
| Lunettes de sécurité / Visière | Protection des yeux et du visage contre les projections chimiques, les particules et les rayonnements. | Certifiées (normes EN166), adaptées à la correction visuelle si nécessaire, confortables. Nettoyage quotidien, remplacement en cas de rayures profondes ou de chocs. |
| Gants de protection | Protection des mains contre les produits chimiques, les agents biologiques, les coupures et la chaleur. | Choix du matériau (nitrile, latex, viton…) selon le risque spécifique, taille adaptée. Usage unique pour la plupart, vérification de l’intégrité avant utilisation. |
| Chaussures de sécurité | Protection des pieds contre les chutes d’objets, les déversements de produits chimiques et les glissades. | Fermées, antidérapantes, résistantes aux produits chimiques. Entretien régulier, remplacement en cas d’usure de la semelle ou du corps de la chaussure. |
| Masque de protection respiratoire | Protection des voies respiratoires contre les poussières, les vapeurs toxiques ou les aérosols biologiques. | Choix du type (FFP1, FFP2, FFP3, cartouches spécifiques) en fonction du danger, ajustement parfait. Remplacement selon les recommandations du fabricant ou dès saturation. |
Bien choisir et entretenir ses EPI, un geste essentiel
Choisir le bon EPI, c’est la première étape, mais son entretien est tout aussi crucial. On a souvent tendance à oublier que même le meilleur équipement a une durée de vie et nécessite des soins.
Je me souviens avoir eu une discussion animée avec un jeune stagiaire qui pensait qu’une blouse tachée ou des lunettes rayées faisaient “partie du charme” du labo.
J’ai dû lui expliquer que ces “charms” pouvaient en fait compromettre sa sécurité. Une blouse sale peut devenir un vecteur de contamination, et des lunettes rayées réduisent non seulement la visibilité mais aussi leur résistance aux chocs.
C’est pourquoi j’ai toujours un œil sur l’état de mes EPI. Les gants, c’est usage unique, point barre. Pour les blouses, c’est lavage régulier et inspection minutieuse.
Et les lunettes ? Un nettoyage quotidien et un remplacement dès les premiers signes d’usure. J’ai même une petite checklist mentale avant de commencer ma journée.
C’est un petit effort quotidien qui garantit que notre “kit de survie” est toujours au top de sa forme, prêt à nous protéger efficacement. C’est un peu comme prendre soin de ses outils : plus ils sont entretenus, plus ils sont fiables.
Quand la chimie s’invite : maîtriser les risques des produits dangereux
Décrypter les étiquettes et fiches de sécurité
La chimie, c’est fascinant, mais c’est aussi un monde où chaque flacon cache une potentielle surprise. Ma première règle d’or, c’est de ne jamais rien manipuler sans avoir lu et compris l’étiquette et la Fiche de Données de Sécurité (FDS).
C’est notre boussole dans cet univers complexe. Il y a quelques années, j’ai vu un collègue pressé utiliser un produit sans vérifier les pictogrammes, pensant connaître l’usage.
Il s’est avéré qu’il manipulait une solution bien plus concentrée et corrosive que ce qu’il pensait. Heureusement, pas de drame, mais une belle frayeur et une leçon pour tout le monde.
Les pictogrammes de danger, les phrases de risque et de sécurité, les premiers secours… toutes ces informations sont là pour une bonne raison : nous guider et nous alerter.
Je passe un temps fou à enseigner l’importance de cette lecture attentive. C’est la base, l’alphabet de la sécurité chimique. Ne pas les comprendre, c’est naviguer à l’aveugle.
Je me suis même créé une petite bibliothèque mentale des principaux symboles pour une reconnaissance instantanée.
Stockage et élimination : la gestion intelligente des réactifs
Au-delà de la manipulation, la manière dont nous stockons et éliminons les produits chimiques est tout aussi critique. Un jour, notre labo a eu une inspection surprise, et croyez-moi, ils n’ont pas rigolé avec le rangement.
On a dû revoir toutes nos étagères pour séparer les incompatibles : acides avec les acides, bases avec les bases, oxydants loin des réducteurs… C’est logique, mais en pratique, avec la pression du quotidien, on peut vite se laisser déborder.
J’ai appris l’importance des armoires de sécurité ventilées, des zones spécifiques pour les inflammables, et de la bonne hauteur pour les flacons lourds.
Et l’élimination ? C’est un chapitre à part entière. Chaque déchet a sa filière, son contenant spécifique.
Jeter un solvant chloré avec un non-chloré, c’est créer un cocktail toxique pour l’environnement et pour ceux qui gèrent les déchets. J’ai personnellement mis en place un système de tri très strict dans mon secteur, avec des poubelles codées par couleur.
C’est un effort collectif, mais chacun doit jouer le jeu. Gérer les réactifs, c’est un peu comme gérer une petite épicerie dangereuse : il faut de la rigueur et une connaissance parfaite de chaque produit pour éviter les mauvaises surprises.
L’art de la manipulation : gestes sûrs et bonnes pratiques
Précision et concentration : les mantras du manipulateur
Dans notre métier, chaque geste compte. J’ai toujours dit que le laboratoire est un endroit où la patience et la précision sont vos meilleures amies. Il ne s’agit pas d’être lent, mais d’être méthodique et réfléchi.
Combien de fois ai-je vu des accidents arriver à cause de la précipitation ? Trop souvent. Un jour, un jeune technicien, sous la pression d’un délai, a tenté de pipeter un volume important avec une pipette de petit volume, débordant et éclaboussant l’établi.
C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte que “gagner du temps” est souvent le meilleur moyen d’en perdre et de prendre des risques inutiles. Moi, je prends toujours mon temps pour bien positionner mes mains, vérifier l’étanchéité des raccords, et m’assurer que mes gestes sont fluides et contrôlés.
C’est une danse minutieuse avec les réactifs et les équipements. La concentration est également primordiale. J’ai une règle d’or : quand je manipule, je suis entièrement à ma tâche.
Pas de téléphone, pas de discussions inutiles. C’est une bulle de concentration que je crée autour de moi pour minimiser toute distraction. Cette discipline est, à mon avis, l’un des piliers d’une sécurité infaillible.
Ergonomie du poste de travail : prévenir la fatigue et les erreurs
On pense souvent à la sécurité en termes de produits chimiques ou de risques biologiques, mais l’ergonomie de notre poste de travail est tout aussi vitale pour notre bien-être et pour prévenir les accidents.
Passer des heures penché sur une paillasse, répéter les mêmes gestes, cela peut vite devenir source de fatigue, de douleurs musculaires et, in fine, d’erreurs.
Je me suis rendu compte de l’importance de ce point après avoir souffert de douleurs au poignet pendant quelques semaines. J’ai alors décidé de réaménager mon espace : chaise réglable, hauteur de paillasse adaptée, disposition des instruments pour limiter les mouvements répétitifs.
C’est incroyable comme ces petits ajustements ont changé ma façon de travailler ! J’encourage toujours mes collègues à prendre des pauses régulières, à s’étirer, et à revoir la configuration de leur poste.
Un environnement de travail bien pensé, c’est un corps moins fatigué, un esprit plus alerte, et donc une vigilance accrue. C’est une approche globale de la sécurité qui prend en compte l’opérateur dans son ensemble, pas seulement face aux dangers extérieurs, mais aussi face aux contraintes physiques de son propre corps.
Au-delà des paillasses : l’hygiène, une barrière invisible mais essentielle

L’hygiène des mains : votre première ligne de défense
S’il y a bien une chose que l’on ne répétera jamais assez en laboratoire, c’est l’importance de l’hygiène des mains. C’est tellement basique, et pourtant, c’est la première barrière, la plus efficace, contre la contamination.
Je me souviens d’une formation où l’on nous avait montré des images au microscope de mains “propres” après un simple rinçage à l’eau. C’était édifiant !
Depuis ce jour, je suis intransigeante : lavage minutieux avec du savon et de l’eau, puis désinfection hydroalcoolique, avant et après chaque manipulation, avant de manger, après être allé aux toilettes… bref, tout le temps !
J’ai même une petite manie de vérifier que mes collègues font bien le geste. Ce n’est pas de la maniaquerie, c’est juste la reconnaissance de la puissance de ce geste simple.
Pensez à toutes les surfaces que vous touchez, à tous les échantillons que vous manipulez. Vos mains sont un vecteur potentiel de microbes et de produits chimiques.
Les laver correctement, c’est se protéger soi, protéger les autres, et garantir l’intégrité des échantillons. C’est un réflexe qui doit devenir une seconde nature pour quiconque met les pieds dans un labo.
Nettoyage et désinfection des surfaces : un environnement impeccable
L’hygiène ne s’arrête pas à nos mains ; elle englobe tout notre environnement de travail. Un laboratoire propre est un laboratoire sûr. C’est une phrase que j’ai souvent entendue, et qui prend tout son sens quand on pense aux risques de contamination croisée ou de résidus de produits dangereux.
Après chaque manipulation, je nettoie systématiquement ma paillasse avec les produits adaptés. Et quand je dis nettoyer, ce n’est pas juste un coup d’éponge rapide !
C’est un nettoyage en profondeur, suivi d’une désinfection si nécessaire. Je me souviens d’un incident où un technicien a eu une réaction cutanée légère à cause d’un résidu de produit corrosif laissé par un autre collègue négligent.
Cet événement a renforcé ma conviction que la propreté est une responsabilité collective. Les hottes, les équipements, les sols… tout doit être maintenu dans un état impeccable.
C’est un effort continu, un investissement de temps qui nous protège tous. Un labo étincelant n’est pas qu’esthétique, c’est une preuve de professionnalisme et un gage de sécurité.
Face à l’urgence : savoir réagir pour minimiser l’impact
Les gestes qui sauvent : connaître les premiers secours
On a beau être vigilants, les accidents, ça arrive. Et dans ces moments-là, chaque seconde compte. C’est pourquoi je suis une fervente partisane de la formation aux premiers secours.
J’ai eu la chance de suivre plusieurs sessions au fil des ans, et je peux vous dire que ces connaissances sont inestimables. Je me souviens d’une fois où un collègue s’est coupé avec un objet en verre.
La panique montait, mais grâce à ma formation, j’ai pu réagir calmement : désinfecter, stopper l’hémorragie, et appeler les secours. Son calme a été contagieux, et la situation a été gérée sans complications.
Savoir comment réagir face à une brûlure chimique, une coupure, une inhalation toxique, ou même un malaise, ce n’est pas juste une compétence, c’est un devoir quand on travaille dans un environnement à risques.
Les trousses de premiers secours doivent être facilement accessibles, bien garnies, et leurs contenus régulièrement vérifiés. C’est une petite part de notre rôle qui peut faire toute la différence entre un incident mineur et une situation grave.
On espère ne jamais les utiliser, mais il est crucial d’être prêt.
Procédures d’évacuation et équipements d’urgence : les connaître sur le bout des doigts
En cas d’incendie, de déversement majeur ou de toute autre urgence nécessitant une évacuation, la réactivité est la clé. J’ai toujours une image mentale très claire des plans d’évacuation, des sorties de secours, et de l’emplacement des douches de sécurité et des laves-yeux.
C’est le genre d’information qu’on doit connaître par cœur, sans même avoir à y réfléchir. J’ai participé à plusieurs exercices d’évacuation, et même si ça peut sembler une perte de temps parfois, c’est en fait un entraînement essentiel.
Ça permet de repérer les points faibles, de fluidifier les mouvements, et de s’assurer que tout le monde sait quoi faire. Je me souviens d’un exercice où un nouveau collègue ne savait pas où était le point de rassemblement.
C’est là qu’on comprend l’importance de ces rappels réguliers. Ne pas paniquer, suivre les instructions, aider les autres si possible : ce sont les maîtres mots.
Et bien sûr, vérifier régulièrement le bon fonctionnement des douches et laves-yeux. Ce sont nos bouées de sauvetage en cas de contact avec des produits dangereux.
C’est le prix de la sérénité face à l’inattendu.
L’humain au cœur de la sécurité : la formation continue, notre meilleure alliée
Rester à jour : l’apprentissage tout au long de la carrière
Le monde du laboratoire est en constante évolution. De nouvelles techniques, de nouveaux produits, de nouvelles réglementations… ce n’est jamais figé !
C’est pourquoi je considère la formation continue non pas comme une contrainte, mais comme une opportunité incroyable de rester au top et de garantir ma sécurité et celle de mes collègues.
Quand j’ai commencé, certaines machines n’existaient même pas, et les protocoles étaient bien différents. Aujourd’hui, je suis abonnée à plusieurs revues scientifiques, je participe à des webinaires, et je saisis toutes les occasions de suivre des formations spécifiques, que ce soit sur la manipulation de nouveaux agents biologiques ou sur les dernières normes en matière de gestion des déchets.
Je me souviens d’une formation sur les risques des nanomatériaux qui a complètement changé ma perception de certaines de mes manipulations. Cet apprentissage continu est notre meilleure assurance contre l’obsolescence de nos connaissances et contre l’apparition de risques “inconnus” il y a quelques années.
C’est investir en soi, et c’est un investissement qui rapporte en sécurité et en confiance.
Partage d’expérience et culture de la sécurité : construire ensemble
La sécurité n’est pas une affaire individuelle, c’est une responsabilité collective. Et pour moi, la meilleure façon de la renforcer, c’est par le partage d’expérience.
Au sein de mon équipe, on a mis en place des “points sécurité” hebdomadaires, de courtes réunions où chacun peut partager un incident évité de justesse, une nouvelle astuce de sécurité, ou une question sur un protocole.
C’est dans ces échanges que l’on apprend le plus. Je me souviens d’une discussion où un collègue a partagé son expérience avec un équipement défectueux qu’il avait signalé.
Son histoire a incité tout le monde à être plus vigilant sur l’entretien du matériel. Créer une culture de la sécurité où chacun se sent libre de parler, de signaler un problème sans peur du jugement, c’est essentiel.
C’est une ambiance de confiance où l’on se soutient mutuellement pour garantir un environnement de travail optimal. On est tous dans le même bateau, et c’est en tirant tous dans le même sens que l’on avance le plus sûrement.
C’est ça, la vraie force d’une équipe : veiller les uns sur les autres.
Pour conclure
Alors, voilà, mes chers amis laborantins ! La sécurité au laboratoire, ce n’est pas qu’une liste de règles à cocher, c’est une véritable philosophie, une vigilance constante qui s’inscrit dans chacun de nos gestes. Comme je l’ai souvent répété, c’est une affaire de cœur, d’expérience partagée et d’une curiosité inlassable pour anticiper l’inattendu. En adoptant ces réflexes, en prenant soin de notre environnement et de nous-mêmes, nous faisons bien plus que prévenir des accidents ; nous cultivons un cadre de travail serein et propice à l’innovation. C’est le plus beau cadeau que nous puissions nous offrir mutuellement au quotidien.
Informations utiles à retenir
1. Toujours consulter la Fiche de Données de Sécurité (FDS) avant toute manipulation d’un nouveau produit.
2. Vérifier systématiquement l’état de vos Équipements de Protection Individuelle (EPI) avant chaque utilisation.
3. Adopter une hygiène des mains irréprochable et un nettoyage régulier de votre poste de travail pour éviter les contaminations.
4. Connaître par cœur l’emplacement et le fonctionnement des équipements d’urgence (douches, laves-yeux, extincteurs).
5. Participer activement aux formations continues et aux échanges sur la sécurité pour enrichir vos connaissances et celles de l’équipe.
Ce qu’il faut absolument retenir
La sécurité en laboratoire repose sur une approche proactive et collective. Elle s’articule autour de quatre piliers essentiels : une compréhension approfondie des risques grâce aux informations des produits, une protection individuelle rigoureuse via les EPI, une gestion intelligente de l’environnement de travail par l’hygiène et le rangement, et enfin, une préparation mentale et pratique aux situations d’urgence. Chaque membre de l’équipe a un rôle crucial à jouer, transformant la vigilance individuelle en une force collective, garante d’un laboratoire sûr et efficace.
Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖
Q: 1: Parmi toutes les règles et protocoles, quelles sont les bases absolues que même les plus expérimentés d’entre nous ne devraient jamais oublier en laboratoire pour garantir notre sécurité ?
A1: Ah, l’éternelle question ! Après toutes ces années, je peux vous dire que les “fondamentaux” restent nos meilleurs amis. Personnellement, j’ai constaté que le port systématique des Équipements de Protection Individuelle (EPI) est non négociable. Je me souviens d’une fois, très tôt dans ma carrière, où par pure précipitation, j’ai failli zapper mes lunettes de protection pour une manipulation qui semblait anodine. C’était une petite éclaboussure, mais sans ces lunettes, l’issue aurait pu être bien différente. C’est le genre d’incident qui vous marque à vie ! Ensuite, connaître votre environnement comme le fond de votre poche : où sont les douches de sécurité, les extincteurs, les kits anti-déversement ? On ne les utilise jamais assez, jusqu’au jour où on en a vraiment besoin. Et enfin, la règle d’or qui englobe tout : la communication. Si vous avez le moindre doute, si vous voyez quelque chose qui cloche, parlez-en ! Mieux vaut poser une question “bête” que de causer un accident. Ces trois piliers – EPI, connaissance de l’environnement et communication – sont, à mon sens, la sainte trinité de la sécurité en labo.Q2: Avec l’apparition constante de nouvelles techniques et l’émergence de pathogènes inédits, comment s’assurer de toujours être à la pointe des connaissances en matière de sécurité et ne pas se reposer sur des informations obsolètes ?
A2: C’est un défi passionnant, n’est-ce pas ? Le monde scientifique ne dort jamais ! Pour ma part, je mise beaucoup sur la formation continue. Ce n’est pas juste une obligation, c’est une opportunité d’apprendre et de se perfectionner. Je participe régulièrement à des webinaires et des ateliers spécifiques aux nouvelles techniques que nous utilisons ou aux risques émergents.
R: écemment, un séminaire sur les biosécurités de niveau 3 m’a ouvert les yeux sur des précautions que je n’aurais jamais imaginées il y a quelques années.
Également, je me suis abonnée à quelques newsletters de revues spécialisées et d’organismes de santé publique (comme l’ANSES en France, par exemple) qui alertent sur les dernières avancées et les mises à jour réglementaires.
Et puis, il y a la force du collectif ! Échanger avec des collègues d’autres laboratoires, ou même d’autres pays, sur leurs pratiques et leurs retours d’expérience, c’est une mine d’or.
Ne restez jamais isolés dans votre bulle d’informations ! Q3: Quelle est, selon votre expérience, l’erreur la plus fréquente, même chez les professionnels aguerris, en matière de sécurité en laboratoire, et comment pouvons-nous collectivement y remédier ?
A3: Si je devais pointer du doigt une seule erreur, ce serait sans hésitation la complaisance, ou ce que j’appelle “le syndrome du ça n’arrive qu’aux autres”.
On se dit : “J’ai fait ça mille fois, je connais le processus par cœur, pas besoin de relire le protocole ou de prendre toutes les précautions”. Et c’est là que le danger guette.
Je me souviens d’un incident où un technicien très expérimenté, pensant gagner du temps sur une manipulation ultra-répétitive, a omis une étape cruciale de vérification.
Heureusement, sans conséquences graves, mais cela a servi de piqûre de rappel pour toute l’équipe. Pour y remédier ? Cultivons l’humilité et la vigilance active.
Chaque manipulation, même la plus routinière, mérite notre pleine attention. Prenez quelques secondes supplémentaires pour visualiser les risques potentiels.
Et surtout, créons un environnement où il est facile et encouragé de signaler un comportement à risque, que ce soit le nôtre ou celui d’un collègue. Une petite remarque bienveillante peut prévenir un gros accident.
La sécurité, c’est un travail d’équipe et une attention de chaque instant, pas une liste de tâches à cocher.






